Eglise Saint Médard XI - XII - XVIIIe siècles

Saint Médard, patron de l'église, évêque de Noyon. Au Moyen Âge, sa charité était légendaire. On rapporte qu'à sa mort, vers 560, une pluie miraculeuse tomba pendant plusieurs jours et redonna vie à la terre, après des mois de sécheresse ininterrompue.

L'église fut fondée en 1072, par un certain Guillaume Paluel qui la céda, aussitôt, à l'évêque de Saintes. Vingt ans plus tard, celui-ci l'abandonna à l'abbaye d'Ebreuil, dans l'Allier, qui l'unit à son prieuré, Saint Léger, de Cognac. Les desservants étaient nommées par ce prieuré qui en retirait un bénéfice de 800 livres, en 1788.

L'église primitive fut reconstruite au 12e siècle et subit, ensuite, de nombreux remaniements au cours des âges. La partie la plus ancienne semble être la nef centrale.

Vers la fin du 15e siècle, elle fut flanquée de deux collatérales de même largeur, mais plus basses. Les voûtes actuelles ont été reconstruites en 1891, après être restées longtemps écroulées. Le clocher, démoli pendant la guerre de Cent Ans, a été restauré au 16e siècle. La restauration parait avoir englobé la totalité du chevet ; une porte de style renaissance est visible sur la face sud et confirme cette opinion. Cependant, le couvrement des travées n'est pas semblable, l'un est une coupole, l'autre en ogive. Une anomalie, peut-être, explicable par des périodes de construction différentes. La coupole pourrait appartenir à une structure antérieure, épargnée lors d'un sinistre. La tour présente une décoration remarquable. Les baies, richement ouvragées, sont encadrées de groupes de colonnes et les angles de la corniche sont ornées de visages sculpés en relief.